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Abus et Maltraitance de l'Enfant

Abus et Maltraitance de l'Enfant

Ce blog informe, conseille et oriente les enfants, les parents et les professionnels.

Terrorisée, violée et abusée par son oncle....

Terrorisée, violée et abusée par son oncle....

1. Le début d'une longue calvaire.

Voici un témoignage vivant d'une ex-victime des abus sexuels. Oui tout a commencé comme un jeu, une étrangeté, une surprise, ... Plongée subitement dans la perplexité des gestes et actes de son oncle....Elle est devenue une véritable proie pour son agresseur, le mari de sa tante....

"C’était l’été, j’avais 14 ans. Nous profitions de la douceur du soir pour discuter dans le jardin, ma tante, mon oncle et moi (enfin plutôt ils parlaient et moi je les écoutais car j’étais bien trop timide pour intervenir). Puis, plus tard je leur ai fais la bise pour monter me coucher. Je me suis brossé les dents, mis ma chemise de nuit et suis retournée dans ma chambre. C’est alors que dans le couloir, alors que je ne l’avais pas entendu monter, mon oncle a surgi de nulle part, m’a plaquée fermement contre le mur et m’a embrassé à pleine bouche. Ce n'était pas un baiser tendre et langoureux, c'était un baiser goulu, sa grosse langue baveuse s’enfonçait profondément dans ma bouche et tournait à toute allure, de manière grotesque et écœurante. Je n’ai pas songé un seul instant à me débattre ou le repousser car le sentiment qui prédominait à cet instant était la perplexité. J’étais à la fois surprise (dans tous les sens du terme) et sidérée ! Puis il m’a souhaité une bonne nuit en me souriant, a arrangé délicatement une mèche de mes cheveux et est retourné se coucher. A partir de ce moment là, tout s’est bousculé dans ma tête : pourquoi a-t-il fait cela ? Normalement ce sont les amoureux qui s’embrassent, donc cela veut dire qu’il est amoureux de moi ? Mais alors pourquoi je n’ai rien vu venir ? Normalement, avant un baiser il y a toujours des regards langoureux, une certaine ambiguïté, là rien ! J’essayais de puiser dans ma maigre expérience amoureuse pour comprendre, mais j’avais beau me repasser le film encore et encore, je ne comprenais pas. Puis il y a autre chose qui me turlupinait, quelque chose de plus grave : j’avais 14 ans et lui 45, en plus c’était le mari de ma tante, donc mon oncle, est ce que c’était normal ? Je précise qu’à cette époque, j’étais vierge et n’avais reçu aucune éducation sexuelle, le sujet étant totalement tabou à la maison. Le temps a passé, je passais mes vacances chez eux et il se conduisit désormais normalement, comme si rien ne c’était passé (hormis toujours nos singulières leçons de mathématiques, auxquelles je m’étais finalement habituée !). Cette période d’accalmie a duré un moment, au point que je finissais par douter et me demander si je n’avais pas rêvé !".

Terrorisée, violée et abusée par son oncle....

2. La nature du pervers abuseur.

Les pervers abuseurs sont de gens sans coeur ni raison. Ils ne pensent qu'à eux-mêmes, oui parce qu'ils ne sont là que pour détruire, abîmer, anéantir... Toutes les victimes n'ont jamais cherché à être agressées , criminalisées sexuellement, elles subissent la pression de l'abuseur. "Un jour, les choses sont allées encore plus loin : alors que ma tante était partie chez le coiffeur, il m’a emmené dans la maison de sa mère qui venait de décéder. Arrivée là-bas, il m’a allongée sur le carrelage froid et dur du salon et a eu un rapport sexuel avec moi. Très froidement. Sans préliminaire. Sans geste tendre. Sans me calculer. Sans me demander mon avis. Sans se préoccuper de mon jeune âge ni de ma virginité. Tout est allé très vite, j’ai à peine eu le temps de me rendre compte et de réaliser que c’était déjà fini. Sur le chemin du retour, il ne m’a pas adressé la parole, il se montrait fermé, agressif, et moi j’étais perplexe, je ne comprenais pas son comportement qui n'était absolument pas comme d'habitude. D'habitude il était toujours chaleureux et tendre, me disait toujours qu'il m'aimait. Là, j'avais l'impression d'être au côté d'un étranger si froid et si inaccessible que j'avais envie de pleurer. Je cherchais ce que j’avais fait de mal pour qu’il se montre soudainement aussi glacial, brusque et incohérent. Je n'ai pas souffert de l'acte en lui même car cela a été très rapide. J'ai souffert de cette sensation d'avoir été utilisée, salie puis jetée. Souffert d'avoir été déshumanisée, réduite à l'état d'objet consommable et jetable. Souffert de cette impression malsaine d'étrangeté, d'anormalité même si je ne pouvais pas encore mettre un mot sur ce qui c'était passé.".

Terrorisée, violée et abusée par son oncle....

3. Qu'est-ce qui arrive quand on est constamment abusé et violé ?

La victime ne sait plus quoi faire, des sentiments d'ambivalence traversent son esprit. La victime se trouve entre continuer et arrêter. On s'auto-accuse et auto juge en permanence. "Mes sentiments étaient extrêmement confus donc. J’étais entièrement dans l’ambivalence : d’un côté la confiance, l’affection voir la fascination, le sentiment de sécurité et de l’autre, même si je ne réalisais pas encore qu’il s’agissait de viols, je pressentais au fond de moi, le mal et l'interdit. J’avais le sentiment que quelque chose ne tournait pas rond, quelque chose de malsain, d'anormal, qui sonnait faux. Malgré ses belles paroles auxquelles je m’accrochais comme à une bouée, j’avais la sensation diffuse tout au fond de moi que ce n’était pas une histoire d’amour (d’ailleurs lorsque je l’ai surpris avec sa fille, puis avec ma cousine, je n’ai ressentie aucune jalousie, au contraire, cela n’a fait que me conforter dans l’idée qu’il se passait quelque chose de grave). J’avais la sensation que ce qu'on faisait était monstrueux et contre nature, que nous avions dépassé la ligne rouge, mais comme je l’avais laissé faire, j’avais la sensation d’être sa complice, pire, sa maîtresse et que cette ligne rouge nous l’avions donc dépassé ensemble. J’avais terriblement honte et je me sentais coupable. Je pensais à mes parents et à ma tante et je me sentais sale, indigne d'eux. J'avais l'impression de les trahir. "

Retrouver cet article : Viol : Mon témoignage.

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