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Abus et Maltraitance de l'Enfant

Abus et Maltraitance de l'Enfant

Ce blog informe, conseille et oriente les enfants, les parents et les professionnels.

Les facteurs de risque de maltraitance infantile.

La maltraitance infantile est une notion qui réunit l'auteur et la victime. Ce qui veut dire qu'on ne peut pas parler de la victime sans parler de l'auteur de la maltraitance. Différents facteurs de risque peuvent favoriser la survenue d'un mauvais traitement. Ils ne sont pas présents dans tous les facteurs culturels et sociaux, mais apportent une lumière suffisante dans la compréhension de maltraitance infantile au seins des foyers et familles.

1. Les facteurs de risque liés à l'enfant.

Dans cette catégorie sont rangés les enfants ayant un statut particulier dans leurs familles :

  • Un enfant de remplacement dit "enfant précieux" ou né par procréation médicalement assistée. Des facteurs de risque peuvent favoriser la survenue d'un mauvais traitement. Quand cet enfant déçoit ses parents ou s'il ne répond pas à leurs attentes. Il peut se montre exigeant, indocile, peu ou trop entreprenant.
  • Un enfant né d'un adultère, d'un inceste ou d'un viol dit : « enfant illégitime », voué à être la honte aux yeux des siens. Ces enfants sont déconsidérés dans leur environnement socio-familial.
  • Un enfant prématuré ou né avec un faible poids (<2500g). Cet enfant réel s’éloigne trop de l’enfant imaginaire qu’avaient ses parents. Cet enfant d’emblée différent à la naissance de l’enfant imaginaire (sexe, réactions familiales, deuil pendant la grossesse, présentant une malformation physique ou porteur d’un handicap, d’une anomalie génétique ou morphologique, d’une maladie chronique. etc.).
  • Un enfant souffrant des pathologies précoces ou des atteintes somatiques congénitales ou acquises et/ou psychiatriques entraînant des séparations mère-bébé.
  • Un enfant adultérin, enfant non reconnu, enfant de remplacement, jumeau non désiré dont sa place dans la famille peut aussi le désigner comme persécuteur potentiel.
  • Un enfant présentant un trouble du comportement particulièrement éprouvant pour ses parents et suscitant des réactions d’intolérance (anorexie, instabilité psychomotrice, trouble sphinctérien, insomnie tenace.
Les facteurs de risque de maltraitance infantile.

2. Les facteurs liés aux parents ou à l’adulte qui s’occupe de l’enfant.

Parmi plusieurs facteurs identifiés chez le parent de l’enfant ou la personne qui s’occupe de lui peuvent augmenter le risque de maltraitance :

  • La présence des pathologies psychiatriques et/ou d’une déficience parentale entraîne avec une fréquence accrue des violences ou des négligences à enfants.
  • Ces parents ont un déficit des capacités très limitées d’investir l’enfant dans la continuité et de s’identifier à ses besoins. Il peut s’agir de :
  1. perversions, de personnalités psychopathiques (violence par non-contrôle émotionnel n’entraînant pas de culpabilité).
  2. psychoses puerpérales ou de schizophrénies (négligence et violence liées au délire).
  3. dépressions mélancoliques (suicide altruiste).
  4. délires paranoïaques (syndrome de Münchhausenpar procuration, violence liée au délire).
  5. des troubles de personnalité (trouble du caractère, immaturité, instabilité).
  • L’abus d’alcool ou de drogues, y compris durant la grossesse.
  • Les violences conjugales conduisant à l’éclatement de la cellule familiale ou des violences entre d’autres membres de la famille.
  • L’implication d’un parent dans des activités criminelles.
  • La grossesse pathologique ou non désirée (surtout en cas de demande d’interruption volontaire de grossesse), de mort périnatale, une grossesse mal investie (présence de jumeaux non souhaités, par exemple), voire déniée, ou s’accompagnant de plaintes somatiques continues.
  • Les conflits transgénérationnels méconnus ou tenus secrets que trahit la violence des relations entre les générations et qui les déchirent.

3. Facteurs de risque liés à la société ou à l'environnement socio-culturel.

Certaines caractéristiques de l’environnement communautaire ou social sont associées à l’augmentation du risque de maltraitance des enfants :

  • Le deuil récent ou l’abandon du conjoint pendant la grossesse. Dans certaines fratries, on signale des antécédents de mort subite ou suspecte inexpliquée, de placement et/ou de mauvais traitements sont aussi des facteurs de vulnérabilité.
  • Les inégalités sexuelles ou sociales (des familles monoparentales, et/ou une mère très jeune, un milieu défavorisé (chômage, difficultés ou exiguïté de logement.
  • Le manque de logements appropriés ou de services de soutien aux familles et aux institutions.
  • Le fait de connaître des difficultés financières.
  • L’isolement par rapport à la communauté ou l’absence d’un réseau de soutien.
  • Une perte de soutien de la part de la famille élargie pour l’éducation de l’enfant. les taux de chômage élevés ou la pauvreté.
  • La facilité d’accès à l’alcool et aux drogues.
  • Des normes sociales et culturelles qui encouragent ou glorifient la violence envers autrui, y compris l’usage des châtiments corporels, exigent un respect absolu des rôles sociaux dévolus à chaque sexe ou amoindrissent le statut de l’enfant dans les relations parents-enfants.
  • Des politiques sociales, économiques, de santé et d’éducation menant à des niveaux de vie peu élevés, ou à des inégalités ou une précarité socio-économiques.
  • Des politiques et programmes inappropriés pour prévenir la maltraitance des enfants, la pornographie enfantine, la prostitution et le travail des enfants, etc. doivent être bannis.
  • La liste des facteurs de risque n'est pas exhaustive. Les quelques éléments rapportés ci-haut, donnent une idée sur les circonstances qui peuvent favoriser la survenue d'une maltraitance au sein d'une famille.

Le personnel (médical, social, éducatif,etc.) doit être attentif à l'égard de l'enfant pour son bien-être. Cependant, la majeure partie des parents maltraitants ne présentent pas de pathologie psychiatrique avérée ou viennent de familles dites de moyenne ou haute classe. Environ 30 % de ces parents ont été eux-mêmes maltraités dans l'enfance. Beaucoup ont subi des placements multiples dans des foyers ou familles d'accueil.

Suivant : Les types de la maltraitance infantile

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